Grand Bal d’Hiver des Tantines 2026 à Strasbourg : soirée drag au Pavillon Joséphine

Il était une fois un bal, mais pas n’importe lequel : celui des Tantines.

Le 7 février 2026, la nuit strasbourgeoise n’était plus tout à fait la même. Au cœur du Parc de l’Orangerie, le Pavillon Joséphine se transforme en royaume d’ombres et d’éclats pour la deuxième édition du Grand Bal d’Hiver des Tantines.

Après une première édition aux couleurs pastel en 2025, le bal des drag-queens de Strasbourg revient plus grand, plus audacieux en 2026.
Le thème de cette année : La Nuit. La nuit dans laquelle révéler son être entier est possible. La nuit où l’on se sent en sécurité auprès de personnes bienveillantes. La nuit où l’on peut briller sans se soucier du regard des autres.

Entre créatures de la pénombre et éclats de crépuscule, chacun·e sera invité·e à devenir l’étoile qu’il ou elle est déjà.

Créée en 2024, l’association Les Tantines est une association à but non lucratif née d’une volonté simple et essentielle : lutter contre les discriminations, créer du lien et défendre les droits des personnes LGBTQIA+, en particulier des personnes trans.

Bien plus qu’une fête, le Grand Bal d’Hiver n’est pas qu’une soirée.
C’est un manifeste.

Les Tantines ne se contentent pas d’organiser un bal. Elles créent un espace.
Un espace où l’on peut respirer autrement.
Où les corps existent sans justification.
Où les identités ne sont pas seulement tolérées mais célébrées.

Créature mélancolique d’une époque qui n’a jamais existé, elle allie humour acide, glamour assumé et valeurs profondes.

Elle est incarnée par Stéphane, parent d’un enfant dont le père est un homme trans. Engagé pour la visibilité et les droits des personnes trans, il intervient régulièrement sur les questions d’accès aux soins, de parentalité trans, de lutte contre les discriminations et de reconnaissance administrative.

La grande tante gênante qu’on feint de ne pas assumer mais qu’on aime profondément.

Elle est incarnée par Cédric, ancien danseur, coiffeur et couturier, aujourd’hui aide-soignant et militant infatigable contre toutes les formes d’injustice. Trésorier de l’association, il mène également des interventions en milieu scolaire et en entreprise pour lutter contre les discriminations.

Professeur documentaliste, professeur de théâtre, président de deux compagnies, aquarelliste passionné, il évolue depuis plus de vingt ans dans le monde culturel.

Sous le nom de La Givrée, il affirme la scène comme un territoire de liberté. Fort d’un long parcours artistique, il y insuffle une présence rare, entre transmission, audace et maturité assumée. Il occupe aujourd’hui le poste de secrétaire de l’association.

Trois trajectoires. Une même volonté. Celle de créer du lien et défendre des droits.

Car le Bal d’Hiver n’est pas qu’une parenthèse enchantée. Les bénéfices financent les Permanences Trans, ces espaces d’écoute et d’accompagnement pour les personnes trans, non-binaires ou en questionnement. On y parle démarches administratives, accès aux soins, parentalité. On y parle surtout d’humanité.

La soirée commence par un cocktail dînatoire.

Au buffet : fruits, petits fours et gourmandises en tout genre pour vous régaler. Sur les tables, de magnifiques créations florales réalisées par Monceau Fleurs.

La soirée se poursuit par des shows d’exception assurés par les drags locales : Rose Tental, ViviAnn Du Fermoir-de-Monsac, La Givrée et Kupydona, ainsi que des invitées d’honneur venues illuminer la scène, Rose et Punani, drag-queens de la saison 2 de Drag Race France.

Le concert de Pédales des Fées fera vibrer les murs du Pavillon, avant que le mix de DJ Kalak ne nous emporte jusqu’au bout de la nuit.

Et quelque part, dans la foule, il y aura sans doute ce moment suspendu.

Celui où l’on se regarde autrement.
Celui où l’on comprend que l’on n’est pas seul.
Celui où le maquillage devient armure, et les talons déclaration.

Être drag, c’est exagérer pour révéler. C’est amplifier pour exister. C’est transformer la blessure en spectacle et la différence en puissance.

Le Grand Bal d’Hiver rappelle une vérité simple : la nuit n’efface pas les êtres, elle les révèle.

Ce que les Tantines nous offrent, ce n’est pas seulement une soirée. C’est une permission. La permission d’être trop. Trop brillant. Trop intense. Trop soi.

Et si 2026 devait commencer par quelque chose, que ce soit par cela : oser entrer dans la lumière, même lorsqu’elle naît de l’ombre.